samedi 20 octobre 2007

Mauvaise élève

Vendredi 12 octobre. Nouvelle visite dans le bureau de mon chef. Suis-je donc si indisciplinée que cela ? Elève, je peux me vanter de n'avoir jamais été en retenue, jamais été convoquée chez le proviseur. Et là, depuis 4 ans, j'ai été expédiée dans le bureau du chef plus souvent que ceux qui ont 20 ans de carrière. Alors, qu'en conclure ? Ai-je changé autant que cela ? Fausses questions, en fait, car je sais très bien que le problème ne vient pas de moi. C'est juste que je résiste, et que ça ne convient pas à ce petit chef qui se prend pour Napoléon. Et puis, là, je l'ai cherché en lui balançant d'arrêter de se faire des histoires. Tout ça parce que j'échangeais quelques mots avec une personne qu'il ne peut pas voir. Monsieur a cru intelligent de me faire remarquer qu'il avait l'impression d'avoir interrompu une conversation importante. D'où ma réponse cinglante. D'où ma convocation dans son bureau. D'où sa leçon de morale sur le devoir de réserve. D'où mon rappel sur mon statut de militante syndicale. Bras de fer, d'où ni l'un ni l'autre ne sortons vainqueurs, ni vaincus. Ca change des autres confrontations où je serrais poings et dents pour ne pas craquer. Je crois que j'ai gagné en assurance et en sérénité.

Mardi 16 octobre : Vengeance. Interdiction d'aller à une réunion. Motifs : trop de travail. Réalité : pas un courrier à taper, pas un dossier de la journée..... C'est bas. Ca ne vaut pas la peine de se battre pour ça.


Fin de semaine : pas plus de travail. Le chef pas en forme. Les collègues toujours aussi solidaires. Petite lumière dans cette vie active morose : une soirée-débât avec le syndicat. Ca me redonne du peps pour quelques jours.



Un jour, je crois que je prendrai ma plume pour écrire une sorte de chronique comico-ironique sur tout ça, sans citer qui que ce soit bien entendu.


Ah et puis, n'oubliez pas d'aller signer la pétition contre les tests ADN : http://www.touchepasamonadn.com/

jeudi 11 octobre 2007

Pour ceux qui se le demandent, je suis revenue de mes vacances en Alsace. Trop courtes à mon goût, mais bon, il paraît que tout le monde dit ça. Quand j'aurais un peu de temps, je vous montrerai une ou deux photos.

Mais pour l'instant, c'est à nouveau la course contre la montre. Alors je me demande si parfois je ne vais pas me servir de ce blog comme journal de bord, sous forme de courtes notes, sur lesquelles je reviendrai plus longuement quand j'en aurai la possibilité. Parce que sinon, la cocotte minute qui me sert de cerveau va exploser. Il faut que je puisse décharger toutes ces pensées, ces émotions qui se bousculent sans cesse.

Je commence dès maintenant par un petit survol de ces trois derniers jours.

Mardi : meeting syndical à Nantes. Merveilleuse journée. Rires. Impression de faire partie d'une équipe. Envie plus que jamais de continuer dans cette voie. Plus de 2 000 personnes réunies pour les mêmes idées. Etre acteur de ce qui se passe. Sarko, il faut compter sur les syndicats; nous ne te laisserons pas faire n'importe quoi.

Mercredi : retour à la mairie de A. Toujours cette ambiance de suspicion, de mesquinerie. Le chef s'est bien entendu plaint de mon absence à mes collègues. Quel couard ! Nouvelle méthode : me laisser une tonne de choses à faire à mon retour.
Visite médicale du travail. Soutien du médecin. L'ai prévenu du mal-être de certains agents.
Première séance de sophrologie. Merveilleuse détente musculaire après. Je m'y suis inscrite pour 10 séances !

Jeudi : Mon chef semble appréhender sa visite médicale. Il paraît que l'année dernière le médecin n'a pas été sympa avec lui !
Je supporte mal son comportement de petit coq dans sa basse-cour.
Ce soir, réunion publique de la liste déclarée pour les élections. On verra demain ce qui se sera dit; pour ma part, ne votant pas sur la commune, je ne prends pas de risque, je n'y vais pas. Surtout que, je le rapelle pour ceux qui ne le savent pas, les fonctionnaires sont soumis à un devoir de réserve. Donc chuuuuut, je ne dis rien, je ne vois rien, mais je sais tout .....