mardi 14 octobre 2008

Harcèlement

Il rôde, telle une bête assoiffée de sang
Ses pupilles fixes sont aussi noires que son âme
Un rictus déforme soudain ses traits et il aboie
Ses victimes, pauvres agneaux tremblant, se recroquevillent
Une nouvelle fois elles vont devoir résister à l’attaque du prédateur.

Ce tableau d’une rare violence ne décrit pourtant pas la réalité.
Tout serait bien plus simple si la situation en était à ce paroxysme.
Mais hélas tout est plus complexe, plus subtil.
L’âme humain possède bien plus de détours que celle des animaux, aussi sauvages fussent-ils.
Et celle de certains hommes se plaisent à inventer des tortures à peine visibles.

De petits gestes en paroles blessantes, d’attitude de rejet aux accès colériques
L’atmosphère s’alourdit, la tension apparaît.
Les cerveaux s’en mêlent pour accentuer l’angoisse, pour faire croire à ces choses qui ne sont pas.
On se regarde en chien de faïence, on de fait des idées sur les autres
On leur prête toutes sortes de sentiments malveillants

Et puis un jour on ouvre les yeux et on décide de se battre.
Mais un combat solitaire est toujours perdu d’avance.
Il faut retrouver les autres, leur ouvrir à leur tour les yeux et rassembler ses forces.
L’adversaire résiste. Il est de taille.
Il est sournois, ni blanc ni noir et c’est tout le problème.
Il faut attendre le faux-pas. Etre patient. Rester tapi à observer. Encaisser les coups.

Tenir. Tenir quoi qu’il arrive. Malgré la perfidie, la mesquinerie.
Tenir dans l’espoir de revoir un jour la beauté de l’existence.
Ne pas se laisser attendrir. L’adversaire est manipulateur, ses victimes toujours prêtes à croire en la possible bonté de son âme.
Lui ne se remet jamais en question. Les autres culpabilisent facilement.

Attention danger !
Il n’y a ni bien ni mal.
Il y a les tourments des humains.

1 commentaires:

dieudeschats a dit…

Ni bien ni mal ? Euh, quand même !! oO